Saint Jacques

Bon week-end ou bon dimanche ? 

Frères et sœurs, bonjour !

Aujourd’hui, le sens du dimanche chrétien tend à disparaître. On part en « week-end », on se souhaite un bon « week-end », bref une bonne fin de semaine, alors que le dimanche est le premier jour de la semaine. Le rassemblement dominical autour de l’eucharistie, socle de la vie chrétienne pendant des siècles, passerai-t-il à la trappe ? Sans doute.

Comment alors retrouver le sens du dimanche ? Comment redonner vie à ce premier jour de la semaine, « écho hebdomadaire de la première expérience du Ressuscité » (selon St Jean-Paul II), reconnaissance et accueil de la présence du Christ vivant, annonce de sa venue glorieuse et du monde à venir ? Jour du Seigneur, mais aussi jour de repos, de mise à distance de nos préoccupations quotidiennes, le dimanche n’est pas facultatif. Pourquoi ?

Tout simplement parce que, « sans le Christ, nous sommes condamnés à être dominés par la fatigue du quotidien, avec ses préoccupations et par la peur du lendemain » comme l’a dit récemment le pape François. Baptisés, nous avons besoin du dimanche, bien plus que nous ne le pensons. Pour nous reposer certes, mais aussi pour ne pas réduire notre vie spirituelle à pas grand-chose ou juste le minimum vital Si vous lisez ces lignes, vous avez déjà sans doute compris l’importance de sanctifier le jour de Seigneur. Célébrons le jour de la Résurrection comme un jour nouveau, un jour à part, où le Seigneur de la Vie peut faire en nous toutes choses nouvelles.

Bon temps ordinaire en attendant de commencer le Carême à la fin de ce mois.

Père Didier

Communiqué du cardinal Barbarin

Avec sérénité, je prends acte de l’arrêt de la Cour d’appel de Lyon qui a déclaré que je ne suis pas coupable de ce dont on m’accusait. Cette décision permet de tourner une page. Et pour l’Eglise de Lyon, c’est l’occasion d’ouvrir un nouveau chapitre. C’est pourquoi, de nouveau, je vais remettre ma charge d’archevêque de Lyon entre les mains du Pape François. Naturellement, si le Saint Père souhaite me voir, je me rendrai à Rome. En mars dernier, il avait refusé ma démission, en acceptant que je me mette en retrait pendant la durée de la procédure judiciaire. Maintenant, je peux paisiblement renouveler ma demande. Mes pensées vont vers les victimes. Avec bien d’autres frères et sœurs, je continuerai de prier pour elles et pour leurs familles, quotidiennement. Priez pour moi, pour le diocèse de Lyon et chacun de ses habitants… pour « que tous soient un » (Jean 17, 21). 

Message complet du cardinal Philippe Barbarin sur le site du diocèse www.lyon.catholique.fr