Saint Just

Visiter, écouter et rendre justice

Notre diocèse, me semble-t-il, a été dynamisé par un mouvement général, un mouvement de « Visitation » qui s’est exprimé de plusieurs façons. En janvier de l’année dernière, les mouvements et les associations de fidèles ont pu se rencontrer, apprendre à se connaître. Tout au long de l’année, des paroisses sont allées à la rencontre d’autres paroisses dans une perspective fraternelle, de communion et de partage. Ce mouvement s’est répercuté aussi, à partir de l’événement « Open Church », dans la pastorale des jeunes, puisque ce sont désormais les groupes de jeunes qui sont invités à se découvrir et à mieux vivre la communion de l’Église dans une grande diversité de sensibilités et de charismes. En novembre, les équipes d’animation pastorale des différentes paroisses de notre diocèse ont pu également vivre une belle journée de rencontre.
Ces visitations sont d’une importance capitale puisqu’elles nous apprennent à sortir de nous-mêmes, à aller à la rencontre des autres, non seulement à l’extérieur de l’Église, mais aussi, et c’est parfois plus difficile, à l’intérieur même de l’Église : Comment parlons-nous des autres, comment les mettons nous en valeur ? Si nous sommes catholiques, c’est pour que nous vivions de la dimension universelle de l’Église, de la belle diversité de ses membres, de ses groupes, de ses mouvements, de ses paroisses. L’esprit dans lequel notre archevêque souhaite que nous vivions ces visitations, c’est l’esprit de la rencontre fraternelle. Cet « esprit de la Visitation » doit se vivre aussi au niveau de la communication dans le diocèse, pas seulement la communication diocésaine, mais au niveau de toute communication dans le diocèse.
Au début de cette année pastorale, nous avons vécu le procès du cardinal Barbarin et de cinq autres prévenus. Tous ceux présents ont reconnu une haute tenue des débats. Notre justice permet, en prenant le temps, d’écouter chacun, de comprendre. Nous avons tous été profondément marqués par la souffrance et le cri des victimes d’actes abominables de pédophilie. Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que de tels actes ne se reproduisent plus. Pour cela, nous devons être attentifs à ce que les conditions de possibilité de tels actes n’existent plus. Le pape François, dans sa lettre au peuple de Dieu, nous y exhorte fortement et nous invite à combattre toute forme de cléricalisme.
Le cléricalisme, c’est utiliser à son profit, pour soi-même, un ministère difficile et exigeant, qui nous a été confié pour le service des autres, et particulièrement des plus pauvres, de ceux qui ont le plus besoin d’être écoutés, d’être valorisés. Nous avons besoin les uns des autres, dans des compétences et des ministères différents et complémentaires, mais nous sommes tous pécheurs ; nous avons tous besoin de rencontrer le Christ pour qu’Il nous convertisse, pour qu’Il change notre cœur pour qu’Il nous apprenne à nous tourner vers les autres et à les servir.</p>
<strong>Mgr Emmanuel GOBILLIARD, évêque auxiliaire de Lyon</strong>
<em>Extrait de l’éditorial « Eglise à Lyon  » – février 2019</em></h6>

Lecture sainte et croyante

du 24 décembre 2018 à l’EHPAD de St Just en Chevalet

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